Comment maitriser l'art du pitch : explications

Comment : par quels moyens, avec quelles méthodes, de quelle manière ?

Maîtriser : connaître les enjeux, comprendre son fonctionnement et être capable de retranscrire 

L’art : un ensemble de connaissances et de règles dans un domaine précis, c’est également une activité où l’on va toucher aux sens,aux émotions, aux intuitions.

Pitch : non, ce ne sont pas les brioches mais un bref résumé de votre entreprise, votre projet, votre idée. En quelques mots, en quelques minutes, le public est censé comprendre l’objet de votre message.

En résumé, comment maîtriser l’art du pitch, c’est savoir présenter de façon claire et concise son projet à un public. 

La méthode de l'ascenseur

La méthode de l’ascenseur, ou la célèbre appellation “elevator pitch”, est simple : vous avez 10sec, 30sec, 1 minute (max) pour expliquer votre projet. L’aspect ascenseur de l’expression vient des tours des grands centres d’affaires où des employés ou des demandeurs d’emploi croisaient le PDG et n’avaient que le temps de l’ascenseur pour discuter avec lui. Stressant non ? 

C’est pourquoi, il est important et primordial de s’entraîner et de créer son pitch idéal afin d’être prêt en toute circonstances.

Un extrait de film vaut 1000 mots donc voici un elevator pitch qu’on apprécie, il s’agit d’une scène bien connue du film “The Pursuit of Happyness” – À la recherche du bonheur.

Le pitch, c'est quoi ?

Il existe deux types de pitch : l’elevator pitch et le pitch présentation ou le pitch final.

La recette magique du second est la suivante :

Un contenu clair + une prise de parole limpide et affirmée + un design simple

Le contenu

Le contenu doit être clair et concis. Il sera sensiblement pareil pour les deux types de pitch. Cependant, lors de l’elevator pitch, les étapes vont être plus courtes, il faudra aller droit au but. 

1- Pour commencer, il faut quelques mots clés, le nom de l’entreprise/du projet.

2- Évoquer le problème que le projet résout. 

3- Présenter la solution. Celle-ci doit répondre aux problèmes énoncés juste avant.

4- Si cela est possible, il faut montrer une démo. Comment cela fonctionne, les caractéristiques phares, l’expérience client que la solution apporte. Et c’est globalement là que s’arrête l’elevator pitch. 

5- Présenter le marché et la validation. Il faut prouver qu’il y a bel et bien un marché, que le projet répond bien à un besoin consommateur.

6- Présentation du Business Model. Il faut démontrer la viabilité du projet, son fonctionnement et comment il est possible de gagner de l’argent via des sources de financement viables.

7- Concurrence & Différentiation. Ici, il est important de montrer que l’on est pas seul (ou qu’on l’est), qu’on se positionne et que l’on souhaite se démarquer grâce à un ou des avantage(s) concurrentiel(s).

8- Stratégie. C’est le moment de se projeter et de dévoiler un plan d’attaque bien cadré avec des étapes clefs.

9- L’équipe. Pluridisciplinaire et légitime, l’équipe doit montrer que tout est entre de bonnes mains en mettant en avant les compétences clés. 

Enfin, il faut péter, répéter et re-répéter. Devant un miroir, en allant au travail, devant les collègues ou des amis… Bref, il faut connaître son pitch dans les grandes lignes et s’assurer de savoir quoi dire au bon moment. On n’encourage pas le par cœur non plus, on encourage de se sentir à l’aise avec son pitch, son vocabulaire, ses mots clés, les punchlines à absolument faire passer !

La prise de parole

Une fois le contenu validé, il faut travailler sa prise de parole en public. C’est l’oral et c’est ce qui est, dans la plupart des cas, le plus redouté. Soyez vous-même et comme le dit Arsène Wenger : travaillez vos points forts !

Définir si le pitch sera seul ou à plusieurs : nous préconisons de le faire seul ou à deux car au-delà, c’est compliqué de bien se répartir la parole. 

 Travailler l’accroche : la petite phrase, l’astuce, qui va capter l’attention, dès le départ.

Maîtriser le timing : vous avez 1min, 5min, 10min, 15min ?

Préparer son mental : mettez vous dans les bonnes conditions

Maintenir l’attention : dès le premier mot jusqu’au dernier, il faut rester concentré et garder son énergie. Il faut commencer fort, finir fort et maintenir une bonne intensité entre les deux.

Être sûr de ce que l’on dit : montrer son assurance et partager des infos validées et impactantes.

Le design

Un pitch, c’est aussi un support. Une présentation qui va appuyer vos propos à l’oral. Cette présentation est généralement derrière le pitcheur. Elle le supporte mais ne fait pas à sa place. Il faut jouer avec son support pour qu’il complète (et seulement complète) la prise de parole.

Définir à qui on s’adresse : Pour qui est notre présentation ? Qu’est-ce qui va intéresser davantage mon public ? Qui est en face de moi ?

Utiliser un vocabulaire et des supports clairs : tout le monde doit comprendre. Il faut définir les zones compliquées et faire preuve d’empathie en se mettant à la place d’utilisateurs. Pitcher à des enfants de 6 à 10ans et voir s’ils comprennent est un excellent exercice, par exemple.

Utiliser des mots clés, des pictogrammes, des chiffres : ce sont des éléments plus tangibles qui donneront un plus grand impact à vos arguments.

Ne pas surcharger les slides : une idée/une slide avec des mots mis en valeur.

Ne pas négliger le support : trop souvent considéré comme un moyen, le support et son design sont sous évalué. Si vous vous exprimez bien, que vos arguments sont impactants, alors ayez une belle présentation qui donne envie d’en voir, écouter et savoir plus.

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